meslem seddik (mahi)

SBA : Le Quartier El-Graba de Sidi-Bel-Abbès par Dr Karim OULDENNEBIA

Avec un léger retard de publication qui n’occulte en rien les gros efforts fournis par notre ami et grand frére le docteur Karim Ould Nebia qui vient de présenter une grande conférence dans le siége de la section Emir abdelkader du centre ville Belabbésien et que nous tenons a faire partager le résumé tant attendu vu que nous avions dans un papier précédent fait part a nos lecteurs de cette conférence ou des éléments nouveaux ; des noms sont cités..Fruit de la recherche de cet universitaire du bled qui vient une fois de plus prouver que seule la rigueur est garante de toute avancée ;loin des batailles larvées (désolé de le dire) et autres querelles de clocher pour reprendre un mot  utilisé dans un commentaire encore en ligne; et qui ne sont pas les bienvenues dans le débat qui est ainsi lancé autour de notre mytique quartier ou plus d’en élément de sa constitution est revisité par notre ami KARIM.                                  M. Kadiri

Histoire et repères

Conférence au siège de la fondation Emir AEK – Sidi-Bel-Abbès le jeudi 09 Aout 2012.

Le quartier el-Graba (aujourd’hui EMIR AEK) est un quartier unique qui constitue une exception de part son Histoire, ses repères et ses témoignages. Ce quartier fut le fief du nationalisme, le coeur battant des activités politiques, économiques, culturelles et sociales. Messali Hadj,Bachir Ibrahimi,Ferhat Abbas (par deux fois)…Pratiquement tous sont passés par là ! Il est certain d’abord que tout exposé historique suppose un choix. L’Histoire du quartier El-Graba ne

représente qu’une minuscule petite partie de la région de Sidi-Bel-Abbès. Mon choix se porte sur le quartier Graba (c’est à dire qu’il y en a d’autres).Pour l’instant je pense qu’il faut se contenter du minimum et c’est tout.

Par ce bref exposé je ne prétends pas écrire l’Histoire de Sidi-Bel-Abbès. Mais plutôt rassembler l’euristique minimum, devenu une nécessité pour établir une vrai histoire locale, Cet exposé ne présente pas un travail accompli, mais l’esquisse d’une conférence .Je remercie ici la VDSBA pour ainsi la mettre à disposition de nos amis (es) en Algérie mais aussi à l’étranger.

1 – Fondation du quartier El-Graba.

La Graba véritable espace arabe au temps colonial .Elle symbolisait d’une manière franche et sincère la résistance culturelle des Bél-abbesiens durant la période coloniale. L’existence de ce quartier mythique prouve la présence des « Algériens » sédentaires dans la plaine de la Mekerra et depuis longtemps .Ce n’est donc pas vrai que la ville coloniale a succéder à un « vide » longtemps transis et diffuser par les Historiens de la colonisation ! Cette présence s’est donc développée comme l’atteste surtout la présence du mausolée « Sidi-Bel-Abbès El-Bouzidi ». En effet, le Général Dumas consul de France auprès de l’Emir a bien noté aussi cette présence. Une question se pose malgré tout ! Cette présence était elle composée d’une majorité de population noire ou négre environ 148 habitants selon les statistique du premier commissaire civil le compte Villetard de Prunières (Qui a écrit la première notice Historique de la ville de Sidi-Bel-Abbès) ? En tout cas plus que les maures !(102 habitants) .Ce qui explique que le quartier fut baptisé d’abord « village négre » ! Cette explication est loin d’être effective puisque tous les observateurs peuvent discerner par simple observation que cette désignation péjorative et dépréciative existait dans plusieurs villes algériennes.

Du coté des archives on constate surtout l’appellation « village arabe ».D’ailleurs ce mot « village » est une dénomination courante pour justement cacher la dénomination savante qui refuse le mot « quartier » ou plus au moins « faubourg » qui est bizarrement une dénomination allemande utilisée pour marquer une zone urbanisée à la périphérie d’une grande ville.

Il faut revenir au temps du deuxième empire c’est-à-dire la politique du royaume arabe de Napoléon III pour comprendre et constater que l’édification d’une mosquée dans une ville ou un village arabe (Douar) était elle tolérée ou non ? Quel était l’impact des deux Sénatus-consulte celui de 1863 et de 1865 sur les Algériens (d’autres écriront sujets Français).Mais là c’est une autre Histoire.

Donc après le choix officiel et délicat de l’administration coloniale locale à sidi-bel- abbés en accord avec la création officielle du « village arabe » suite à l’arrêté préfectoral du 10 octobre 1870. Une problématique et des événements à risque se sont présentés notamment ce « péril arabe » dont la presse coloniale n’a cessé d’aborder presque quotidiennement.

Pourtant dans le même temps le préfet d’Oran dans une dépêche nomma le géomètre DEFAY et le chargea d’effectué l’étude topographique et technique sans retard ! Une autre dépêche du deuxième bureau de la préfecture d’Oran cette fois datée du 24 juillet 1874 venait elle aussi a confirmé la constitution du « village négre » (et non arabe) ce qui explique la dérision textuelle coloniale permanente comme pour marqué cette moquerie mêlée de mépris sarcastique.

Enfin pour mettre en évidence et par écrit l’empreinte d’une ironie blessante,

l’administration communale coloniale décide la baptiser le « village » arabe au nom du maréchal Thomas Bugeaud véritable ennemis de la mémoire collective des Algériens .En plus elle offre aux juifs plusieurs concessions pour que le faubourg cesse (officiellement) d’être habité exclusivement par des Arabes. Ce qui explique le nombre très élevé des commerçants juifs au quartier Graba avant

l’indépendance.

En revanche les Bel-abbesiens insisterons plus tard à baptiser quelques rues du faubourg par des noms à connotation arabes comme la « rue verte » en hommage aux Béni-Ameur très connue jadis comme la Kabila El-khadra pourtant désignation bizarrement méconnue par les Bel- Abbesiens ! Ainsi que la rue des Maures, rue de la mosquée, rue du soudan et plus tard au vingtième siècle la rue Ali ben Abi-Taleb. Et comme pour enfoncer le clou .La mairie coloniale baptisa les autres rues : Cardial Lavigerie, Colonel Flatters,Palestro,Sénégal,Austerliz et pour clore le tout elle baptisa aussi « la place Bugeaud » qui malgré tout restera connue par les Bel-abbesiens par la désormais célèbre désignation « TAHTAHA ».

Après l’indépendance les notables de la ville ont très vite choisis le nom Hay« EMIR AEK »en réponse au fameux officier incendiaire humilié par le jeune héros national. C’était vraiment une bataille « toponymique » entre les autochtones Bel-abbesiens et les colonialistes français. Cela explique aussi que le nom « GRABA » perdure et continue d’exister dans temps. Il faut noter que bien d’autres quartiers verront le jour aux périphéries des viles Algériennes dans les années de la crise et l’exode rurale des années trente et quarante du 20 siècle et qui porterons la désignation de Graba. Mais la GRABA se Sidi-Bel-Abbès : c’est différent le tracé en dame de ses rues et ses lotissements topographiques le confirme (Voir la carte 1 et 2).

Enfin, les Bel-Abbesiens semblaient comprendre le vrai enjeu de tout cela et on le voit bien puisque personne n’employait le nom « faubourg Bugeaud » hier comme aujourd’hui pourtant d’autres appellations continuent toujours comme Gambeta,Thiers,Carnot…

2 – Toponymie du Quartier El-Graba.

Apparemment le mot graba (pluriel) vient du mot Gourbi (singulier) qui veut dire habitation précaire ou provisoire en Afrique du nord particulièrement en Algérie.

Le quartier El-Graba était le premier et le seul quartier né dans l’espace de la ville

européenne à la fin du 19° siècle (c’est-à-dire la rive gauche de la MEKKERA ou 42 ha dessiné par le capitaine du service du génie Prudhon avait réservé les droits de concessions aux deux parties concernées militaire et civil (colons) depuis 1849. Notons que le boulevard de l’ambulance qui donnait son dos au quartier Bugeaud était connu par le nom «village left puisque ces habitants cultivés du navet tout au long de la rive de la Mekerra. Malheureusement l’administration coloniale à crée dans ce boulevard « le bas quartier »(enfin détruit ces derniers jours ! Mais il faut noter que (et j’insiste aussi) que ce bas quartier n’a aucune relation Historique avec le mythique quartier d’el-Graba.

Le faubourg Marabout (Toba) et Mâconnais et ensuite faubourg Philipe PERRIN et Marceau à majorité habités par les employés des chemins de fer. Les hameaux Gambetta et Moulay aek (Camps des spahis) ou vivait des populations rurales. Mais tous supplantaient l’autre rive de la Mekerra.

Le Négrier dit « calle del sol » ou ‘on trouvait des Espagnoles .Thiers faubourg des fonctionnaires et des rentiers .A l‘est le faubourg Eugène Etienne formait les anciens villages du Mamelon comme plus tard sidi Yacine et la Marine.

3 –Mohamed Ben-Amar et les pétitionnaires bel-abbesiens.

D’abord qui sont ces pétitionnaires (au nombre de 29) qui étaient à l’origine de la création du quartier mythique El-Graba ? Mais surtout qui est Mohamed BEN-AMAR ? Leurs revendications étaient claires .Ils voulaient l’exécution des promesses. Les quelles ? Avaient-ils un chef ? Étaient-ils des Beni-Ameurs revenus du Maroc après l’exode de 1845 après l’expropriation de leurs terres par le Maréchal Bugeaud ? Qui sont-ils vraiment ? Et la mosquée ? Quel rôle pour l’administration coloniale ? Pourquoi elle ne porte pas un nom ?

On connaissait certes : Driss ben Tabet,Si larbi ben Hamza ,Si Hadj ,Djelloul ben Taleb ,Si Abdekader sekkal et même avant eux Ezine BENOUDA.

La venue de nombreuses familles Algériennes de villes voisines comme Tlemcen,Mascara ou encore Nedroma et Ghazaouat…avec leurs cultures « citadine » ont permit l’émergence de cet état d’esprit de la nécessité d’une mosquée dans une « Madina ».

Encore une fois IBN-KHALDOUN est incontournable pour expliquer le paradoxe villecampagne.

Ont voit bien que le Masjid el-Aadam avec son minaret « presque unique » qui n’a rien des minarets maghrébins. Peut-ont dire que la touche « kourougli » est visible ? Je préfère laisser cette question aux spécialistes.

Il faut noter qu’au fur et à mesure que la population dites « indigène » à Sidi bel-Abbes va s’accroitre et dépasser le désastre démographique et passer de 641 en 1859 à 2349 en 1862 à 19464 en 1877.Cette population va prendre confiance et va ainsi prendre son destin entre ses mains. Dans la deuxième partie de cet article c’est-à-dire la Graba au vingtième siècle ont verra l’émergence des

grandes familles à Sidi bel-Abbes. Leurs activités dans le quartier va bouleverser la vie politique est sociale de toute la ville.

Au début de l’année 1873, pour les autorités coloniales « pas question » d’officialisé cette espace pour les « indigènes ». Malgré les nombreuses pétitions (voir documents en annexes) Mais à travers les sacrifices d’Hommes et de femmes du bled que le quartier est né. Ceux qu’ont appelés « indigènes » se sont accrochés au terroir défiant la politique raciste et discriminatoire. Et Intelligemment et en demandant officiellement un lot de terrain pour construire une mosquée ces « Bel-abbesiens » ont réussit à pénétrer le système colonial et entrer dans Histoire.

A travers une longue lutte de résistances aux abus du conseil communale de Sidi bel-Abbes qui suite à la première pétition de Mohamed Ben-Amar qui demanda l’exécution d’abord du décret du 24 juillet 1860 qui donne faveur de vente ainsi que le « Droit » de vente aux indigènes par décision du gouvernement français datant du 11 novembre 1867 et ensuite par la faveur de l’arrêté préfectoral au sujet de la création d’un village arabe non loin de la ville .Sans doute pour

sauvegarder la main d’oeuvre indigènes. Le conseil communale composé de Bastide (Président-Maire),Fabrières(sba),Hobuck(sidi – lahcen),Beux (sidi khaled),Lacuro (Tessala),Uzolix et Socororex (sba) et El-moulay-ali (adjoint

indigène-Sba).Roubières et Laquièviere tous deux absent non excusés. Tous ont délibérés pour la mise en vente aux enchères des lots du village arabe situé dans l’enceinte de la ville (Voir Pv délibération).Cette décision parait –il était illégale !

Dans un rapport du service des domaine de Sidi-Bel-Abbès au gouverneur général de l’Algérie le 20 février 1873. On note la proposition de ne pas céder aux à la demande des pétitionnaires. Il écrit : « les pétitionnaires font partie d’une population flottante et nomade qui ne compte pas d’individus résidents avant 1873 ».Ce qui est tout à fait faut si on se refaire à l’annuaire statistique de la population de la ville de Sidi-Bel-Abbès. Il ajoute : « Leurs habitations se  composent d’une centaines de gourbis et de cabanes faites de branches d’arbres et de rousseaux de diss et de halfa ». Cependant ce même rapport signale que les pétitionnaires ne semblent pas avoir une connaissance exacte du problème. Ce qui est peut être un peu vrai .Puisque les temps ont changés depuis la fin du régime du deuxième empire et le début de la troisième république.

Enfin. Il faut noter que ces mêmes pétitionnaires signalèrent un vrai problème et donnèrent aussi la solution. Puisqu’ils rappelèrent les promesses au sujet de l’édification de la mosquée et sollicitèrent la vente de grés en grés uniquement à leurs profits. Ainsi ils défendaient leurs droitssurtout que les chrétiens ont édifié leurs Eglise Saint Vincent depuis 1859 (Aujourd’hui Mosquée ABOU-BAKR) et les juifs aussi ont construits leurs Synagogue depuis 1865.Les Pétitionnaires ont eu raison de focaliser leurs revendications sur la question de la mosquée .Mais ils faut dire aussi qu’ils étaient très habilles mais surtout pas dupes .Finalement la mosquée Construite fut ouverte aux musulmans depuis 1892 donc bien après la création du quartier arabe dans l’édifice de la ville européenne .Cette victoire a contraint les autorités coloniales à démolir les murs et les portes de la ville à partir de 1903.Voilà une grande victoire de nos ancêtres les Bel-abbesiens qui a duré de 1867 à 1892,c’est-à-dire un quart de siècle. La suite on l’a connaît tous elle se termina avec les efforts d’autres algériens en 1962.

Mais qui était Mohamed Ben-Amar ? Le vrai catalyseur du mouvement de revendication à Sidi-Bel-Abbès. On peut dire aussi qu’il était peut etre le fondateur du quartier El Graba puisqu’il était le premier pétitionnaire. C’était un grand érudit Bel-abbesiens, il était probablement juriste de formation, avocat par métier. Il est donc clair qu’on vient juste et à peine de commencer à écrire

notre Histoire, notre vrai Histoire. Oui !!! Beaucoup reste à faire. Les archives (Classés en fonds) existent et dire que des dizaines de boites dans pratiquement chaque série (surtout la série H,E et M tous divisées en sous série !).On trouve de multiples documents qui tracent l’Histoire de Sidi BelAbbes et sa région. Sans évoquer les microfilms qui nous rappellent le temps des bureaux arabes

dans la subdivision d’Oran et SBA .Ou encore les cartes et documents iconographiques. Il m’arrive que des questions sur notre passé me bourdonnent la tête. Comme : Que cachent vraiment ces archives Historiques déposés dans les dépôts ? Mais en retour une autre question me réplique. Est-ce qu’on a d’abord exploité les archives communicables pour parler des autres archives encore « non » communicables gardés en secret ? Il est temps d’arrêter de parler et de jacasser et commencer à écrire.

Merci à toutes et à tous.

Cordialement.

Sources.

1-Archives ANOM .Fonts du GGA, consulté le 24 juin 2011.

2-Articles de l’auteur sur l’Histoire de Sidi Bel-Abbes.

3-Archives iconographiques d’AIX.-Fonds Privés.

OULDENNEBIA (Karim) Le Quartier El-Graba de Sidi-Bel-Abbès, Histoire, repères

1° Partie : Graba de 1866 -1903. In Journal La voix de Sidi-Bel-Abbès.

Le Quartier El-Graba de Sidi-Bel-AbbèsHistoire et repèresPar Dr Karim OULDENNEBIAConférence au siège de la fondation Emir AEK – Sidi-Bel-Abbès le jeudi 09 Aout 2012Le quartier el-Graba (aujourd’hui EMIR AEK) est un quartier unique qui constitue uneexception de part son Histoire, ses repères et ses témoignages. Ce quartier fut le fief dunationalisme, le coeur battant des activités politiques, économiques, culturelles et sociales. MessaliHadj,Bachir Ibrahimi,Ferhat Abbas (par deux fois)…Pratiquement tous sont passés par là ! Il estcertain d’abord que tout exposé historique suppose un choix. L’Histoire du quartier El-Graba nereprésente qu’une minuscule petite partie de la région de Sidi-Bel-Abbès. Mon choix se porte sur lequartier Graba (c’est à dire qu’il y en a d’autres).Pour l’instant je pense qu’il faut se contenter duminimum et c’est tout.Par ce bref exposé je ne prétends pas écrire l’Histoire de Sidi-Bel-Abbès. Mais plutôtrassembler l’euristique minimum, devenu une nécessité pour établir une vrai histoire locale, Cetexposé ne présente pas un travail accompli, mais l’esquisse d’une conférence .Je remercie ici laVDSBA pour ainsi la mettre à disposition de nos amis (es) en Algérie mais aussi à l’étranger.1 – Fondation du quartier El-Graba.La Graba véritable espace arabe au temps colonial .Elle symbolisait d’une manière francheet sincère la résistance culturelle des Bél-abbesiens durant la période coloniale. L’existence de cequartier mythique prouve la présence des « Algériens » sédentaires dans la plaine de la Mekerra etdepuis longtemps .Ce n’est donc pas vrai que la ville coloniale a succéder à un « vide » longtempstransis et diffuser par les Historiens de la colonisation ! Cette présence s’est donc développéecomme l’atteste surtout la présence du mausolée « Sidi-Bel-Abbès El-Bouzidi ». En effet, leGénéral Dumas consul de France auprès de l’Emir a bien noté aussi cette présence. Une question sepose malgré tout ! Cette présence était elle composée d’une majorité de population noire ou négreenviron 148 habitants selon les statistique du premier commissaire civil le compte Villetard dePrunières (Qui a écrit la première notice Historique de la ville de Sidi-Bel-Abbès) ? En tout cas plusque les maures !(102 habitants) .Ce qui explique que le quartier fut baptisé d’abord « villagenégre » ! Cette explication est loin d’être effective puisque tous les observateurs peuvent discernerpar simple observation que cette désignation péjorative et dépréciative existait dans plusieurs villesalgériennes.Du coté des archives on constate surtout l’appellation « village arabe ».D’ailleurs ce mot« village » est une dénomination courante pour justement cacher la dénomination savante quirefuse le mot « quartier » ou plus au moins « faubourg » qui est bizarrement une dénominationallemande utilisée pour marquer une zone urbanisée à la périphérie d’une grande ville.Il faut revenir au temps du deuxième empire c’est-à-dire la politique du royaume arabe deNapoléon III pour comprendre et constater que l’édification d’une mosquée dans une ville ou unvillage arabe (Douar) était elle tolérée ou non ? Quel était l’impact des deux Sénatus-consulte celuide 1863 et de 1865 sur les Algériens (d’autres écriront sujets Français).Mais là c’est une autreHistoire.Donc après le choix officiel et délicat de l’administration coloniale locale à sidi-bel- abbésen accord avec la création officielle du « village arabe » suite à l’arrêté préfectoral du 10 octobre1870. Une problématique et des événements à risque se sont présentés notamment ce « péril arabe »dont la presse coloniale n’a cessé d’aborder presque quotidiennement.Pourtant dans le même temps le préfet d’Oran dans une dépêche nomma le géomètreDEFAY et le chargea d’effectué l’étude topographique et technique sans retard ! Une autre dépêchedu deuxième bureau de la préfecture d’Oran cette fois datée du 24 juillet 1874 venait elle aussi aconfirmé la constitution du « village négre » (et non arabe) ce qui explique la dérision textuellecoloniale permanente comme pour marqué cette moquerie mêlée de mépris sarcastique.Enfin pour mettre en évidence et par écrit l’empreinte d’une ironie blessante,l’administration communale coloniale décide la baptiser le « village » arabe au nom du maréchalThomas Bugeaud véritable ennemis de la mémoire collective des Algériens .En plus elle offre auxjuifs plusieurs concessions pour que le faubourg cesse (officiellement) d’être habité exclusivementpar des Arabes. Ce qui explique le nombre très élevé des commerçants juifs au quartier Graba avantl’indépendance.En revanche les Bel-abbesiens insisterons plus tard à baptiser quelques rues du faubourg pardes noms à connotation arabes comme la « rue verte » en hommage aux Béni-Ameur très connuejadis comme la Kabila El-khadra pourtant désignation bizarrement méconnue par les Bel-Abbesiens ! Ainsi que la rue des Maures, rue de la mosquée, rue du soudan et plus tard auvingtième siècle la rue Ali ben Abi-Taleb. Et comme pour enfoncer le clou .La mairie colonialebaptisa les autres rues : Cardial Lavigerie, Colonel Flatters,Palestro,Sénégal,Austerliz et pour clorele tout elle baptisa aussi « la place Bugeaud » qui malgré tout restera connue par les Bel-abbesienspar la désormais célèbre désignation « TAHTAHA » .Après l’indépendance les notables de la ville ont très vite choisis le nom Hay« EMIR AEK »en réponse au fameux officier incendiaire humilié par le jeune héros national.C’était vraiment une bataille « toponymique » entre les autochtones Bel-abbesiens et lescolonialistes français. Cela explique aussi que le nom « GRABA » perdure et continue d’existerdans temps. Il faut noter que bien d’autres quartiers verront le jour aux périphéries des vilesAlgériennes dans les années de la crise et l’exode rurale des années trente et quarante du 20 siècle etqui porterons la désignation de Graba. Mais la GRABA se Sidi-Bel-Abbès : c’est différent le tracéen dame de ses rues et ses lotissements topographiques le confirme (Voir la carte 1 et 2).Enfin, les Bel-Abbesiens semblaient comprendre le vrai enjeu de tout cela et on le voit bienpuisque personne n’employait le nom « faubourg Bugeaud » hier comme aujourd’hui pourtantd’autres appellations continuent toujours comme Gambeta,Thiers,Carnot…2 – Toponymie du Quartier El-Graba.Apparemment le mot graba (pluriel) vient du mot Gourbi (singulier) qui veut dire habitationprécaire ou provisoire en Afrique du nord particulièrement en Algérie.Le quartier El-Graba était le premier et le seul quartier né dans l’espace de la villeeuropéenne à la fin du 19° siècle (c’est-à-dire la rive gauche de la MEKKERA ou 42 ha dessiné parle capitaine du service du génie Prudhon avait réservé les droits de concessions aux deux partiesconcernées militaire et civil (colons) depuis 1849.Notons que le boulevard de l’ambulance qui donnait son dos au quartier Bugeaud étaitconnu par le nom «village left puisque ces habitants cultivés du navet tout au long de la rive de laMekerra. Malheureusement l’administration coloniale à crée dans ce boulevard « le basquartier »(enfin détruit ces derniers jours ! Mais il faut noter que (et j’insiste aussi) que ce basquartier n’a aucune relation Historique avec le mythique quartier d’el-Graba.Le faubourg Marabout (Toba) et Mâconnais et ensuite faubourg Philipe PERRIN etMarceau à majorité habités par les employés des chemins de fer. Les hameaux Gambetta et Moulayaek (Camps des spahis) ou vivait des populations rurales. Mais tous supplantaient l’autre rive de laMekerra.Le Négrier dit « calle del sol » ou ‘on trouvait des Espagnoles .Thiers faubourg desfonctionnaires et des rentiers .A l‘est le faubourg Eugène Etienne formait les anciens villages duMamelon comme plus tard sidi Yacine et la Marine.3 –Mohamed Ben-Amar et les pétitionnaires bel-abbesiens.D’abord qui sont ces pétitionnaires (au nombre de 29) qui étaient à l’origine de la créationdu quartier mythique El-Graba ? Mais surtout qui est Mohamed BEN-AMAR ?Leurs revendications étaient claires .Ils voulaient l’exécution des promesses. Les quelles ?Avaient-ils un chef ? Étaient-ils des Beni-Ameurs revenus du Maroc après l’exode de 1845 aprèsl’expropriation de leurs terres par le Maréchal Bugeaud ? Qui sont-ils vraiment ? Et la mosquée ?Quel rôle pour l’administration coloniale ? Pourquoi elle ne porte pas un nom ?On connaissait certes : Driss ben Tabet,Si larbi ben Hamza ,Si Hadj ,Djelloul ben Taleb ,SiAbdekader sekkal et même avant eux Ezine BENOUDA.La venue de nombreuses familles Algériennes de villes voisines comme Tlemcen,Mascaraou encore Nedroma et Ghazaouat…avec leurs cultures « citadine » ont permit l’émergence de cetétat d’esprit de la nécessité d’une mosquée dans une « Madina ».Encore une fois IBN-KHALDOUN est incontournable pour expliquer le paradoxe villecampagne.Ont voit bien que le Masjid el-Aadam avec son minaret « presque unique » qui n’a riendes minarets maghrébins. Peut-ont dire que la touche « kourougli » est visible ? Je préfère laissercette question aux spécialistes.Il faut noter qu’au fur et à mesure que la population dites « indigène » à Sidi bel-Abbes vas’accroitre et dépasser le désastre démographique et passer de 641 en 1859 à 2349 en 1862 à 19464en 1877.Cette population va prendre confiance et va ainsi prendre son destin entre ses mains. Dansla deuxième partie de cet article c’est-à-dire la Graba au vingtième siècle ont verra l’émergence desgrandes familles à Sidi bel-Abbes. Leurs activités dans le quartier va bouleverser la vie politique estsociale de toute la ville.Au début de l’année 1873, pour les autorités coloniales « pas question » d’officialisé cetteespace pour les « indigènes ». Malgré les nombreuses pétitions (voir documents en annexes) Mais àtravers les sacrifices d’Hommes et de femmes du bled que le quartier est né. Ceux qu’ont appelés« indigènes » se sont accrochés au terroir défiant la politique raciste et discriminatoire. EtIntelligemment et en demandant officiellement un lot de terrain pour construire une mosquée ces« Bel-abbesiens » ont réussit à pénétrer le système colonial et entrer dans Histoire.A travers une longue lutte de résistances aux abus du conseil communale de Sidi bel-Abbesqui suite à la première pétition de Mohamed Ben-Amar qui demanda l’exécution d’abord du décretdu 24 juillet 1860 qui donne faveur de vente ainsi que le « Droit » de vente aux indigènes pardécision du gouvernement français datant du 11 novembre 1867 et ensuite par la faveur de l’arrêtépréfectoral au sujet de la création d’un village arabe non loin de la ville .Sans doute poursauvegarder la main d’oeuvre indigènes.Le conseil communale composé de Bastide (Président-Maire),Fabrières(sba),Hobuck(sidi –lahcen),Beux (sidi khaled),Lacuro (Tessala),Uzolix et Socororex (sba) et El-moulay-ali (adjointindigène-Sba).Roubières et Laquièviere tous deux absent non excusés. Tous ont délibérés pour lamise en vente aux enchères des lots du village arabe situé dans l’enceinte de la ville (Voir Pvdélibération).Cette décision parait –il était illégale !Dans un rapport du service des domaine de Sidi-Bel-Abbès au gouverneur général del’Algérie le 20 février 1873. On note la proposition de ne pas céder aux à la demande despétitionnaires. Il écrit : « les pétitionnaires font partie d’une population flottante et nomade qui necompte pas d’individus résidents avant 1873 ».Ce qui est tout à fait faut si on se refaire à l’annuairestatistique de la population de la ville de Sidi-Bel-Abbès. Il ajoute : « Leurs habitations secomposent d’une centaines de gourbis et de cabanes faites de branches d’arbres et de rousseaux dediss et de halfa ».Cependant ce même rapport signale que les pétitionnaires ne semblent pas avoir uneconnaissance exacte du problème. Ce qui est peut être un peu vrai .Puisque les temps ont changésdepuis la fin du régime du deuxième empire et le début de la troisième république.Enfin. Il faut noter que ces mêmes pétitionnaires signalèrent un vrai problème et donnèrentaussi la solution. Puisqu’ils rappelèrent les promesses au sujet de l’édification de la mosquée etsollicitèrent la vente de grés en grés uniquement à leurs profits. Ainsi ils défendaient leurs droitssurtout que les chrétiens ont édifié leurs Eglise Saint Vincent depuis 1859 (Aujourd’hui MosquéeABOU-BAKR) et les juifs aussi ont construits leurs Synagogue depuis 1865.Les Pétitionnaires onteu raison de focaliser leurs revendications sur la question de la mosquée .Mais ils faut dire aussiqu’ils étaient très habilles mais surtout pas dupes .Finalement la mosquée Construite fut ouverteaux musulmans depuis 1892 donc bien après la création du quartier arabe dans l’édifice de la villeeuropéenne .Cette victoire a contraint les autorités coloniales à démolir les murs et les portes de laville à partir de 1903.Voilà une grande victoire de nos ancêtres les Bel-abbesiens qui a duré de1867 à 1892,c’est-à-dire un quart de siècle.

http://lavoixdesidibelabbes.info/sb…

19 avril, 2017 à 21:29 | Commentaires (0) | Permalien


الراوي مسلم صديق الماحي

mahi5.jpgحكواتي أسس جمهورية مواطنوها أطفال ودستورها الأساطير 

 

 

يعكف الراوي مسلم صديق الماحي من سيدي بلعباس، على ترجمة قصص الكاتبة الراحلة طاووس عمروش  في مؤلف  »الحبة السحرية » إلى العربية العامية، بعد أن أتم ترجمة قصة  »بقرة اليتامى  » وكتاب  »ماشاهو تلمشاهو » للكاتب مولود معمري

اخترت أن تتحدث الحيوانات على لسانك، وأعدت إحياء عالم السلاطين و »الغولة » باحترافك لصنعة الرواية، كيف تم ذلك؟

- الفضل يعود لابنتي، التي استعنت بالحكايات للتواصل معها، فاستعملت مخزون ذاكرتي الذي ورثته عن والدتي، معلمتي الأولى. وساعدتني تجربتي في المسرح منذ 1975 وتأثـري بأعمال كاتب ياسين وعلولة في المغامرة. الغريب في الأمر أن أول رواية كانت مقتبسة من نص  »الظلم » للمناضل والشاعر الراحل بشير حاج علي، تروي معاناته في سجون الجزائر بعد الاستقلال بسبب معارضته للنظام القائم. كما استفدت من تجربتي مع فرقة  »دبزة » الموسيقية.

 وما هي قصتك مع دار النشر الفرنسية  »لارماتون »؟

-  بعثت برسالة إلكترونية، كمن يضع رسالة في قارورة ويرميها في البحر، للكاتب الفرنسي دانيال لوديك بعد أن ترجمت روايته للعربية الدارجة  »حجرة القمرة ». ثم وصلتني رسالة من دار النشر  »لارماتون »، مرفقة بعقد نشر الرواية المترجمة ومعها النص الأصلي في نسخة واحدة بطلب من الكاتب المذكور. وكررنا التجربة ذاتها مرتين مع نفس دار النشر بقصتي  »بنادم لكان يشوف الليل » و »مراية الماء » سنة .2008 وأنا الآن بصدد ترجمة القصص التي جمعتها الكاتبة الراحلة طاووس عمروش في مؤلف  »الحبة السحرية » إلى العربية العامية، كما أتممت ترجمة قصة  »بقرة اليتامى »، وكتاب  »ماشاهو تلمشاهو » للكاتب مولود معمري.

لماذا تعتمد على الشفهي فقط ولا تطبع رواياتك في كتب؟

- تقدمت باقتراح لأحد المسؤولين في تظاهرة الجزائر عاصمة الثقافة العربية، لكنه رفض ذلك كوني أستعمل العربية العامية. واغتنم الفرصة لتوجيه نداء، عبر صفحات جريدتكم، لوزارتي الثقافة والتربية الوطنية، للموافقة على مشروع جولة عبر الوطن في المدارس ودور الثقافة، حتى يتسنى لي تقديم رواياتي للأطفال.

لماذا لا تقدم رواياتك في الأسواق كما يفعل باقي الرواة؟

-  السوق فقد وظيفته الاجتماعية، وتحول إلى فضاء للبزنسة والكلام البذيء، أنا أفضل المدارس والجمعيات لممارسة هوايتي. وأغتنم الفرصة للترحم على روح آخر  »راوي » في الغرب الجزائري وهو  »الحاج دحو » من عين تموشنت، الذي توفي منذ سنتين.

  المصدر :وهران: حوار جعفر بن صالح

2008-08-16

الخبر

28 août, 2008 à 18:24 | Commentaires (0) | Permalien


تراث الحكواتي يعود ليبهج مجالس الجزائريين

 

 

كامل الشيرازي

كامل الشيرازي من الجزائر: اختار الحكواتي ليلة ربيعية متجردة من الألوان والبهارات، ليعود مجددا إلى مجالس الجزائريين، بعدما افتقد لسنوات طويلة منذ زمن مسرح الحلقة الشهير الذي ذاع صيته في الجزائر منذ عشرينات القرن الماضي، وتحت ظلال لحظة معاصرة، رحنا نرمق احتفالية إنسان حديث يتلوى بالكتابة وللكتابة، ونتلمس دروب الموت بالبياضات والمحو والصمت الموصول بالفكر والروح والمٌنجز والجمال.

الحكواتي أو كما يُطلق عليه في الجزائر « القوال »، ركّز في أمسيات نظمتها محافظة وهران (340 كلم غرب) على إعادة رسم ملامح الحامل للثقافة الشعبية الشفوية، ورواية حكايات طفولية على منوال « سلم يحكى منذ الطفولة » و »القارئ الصغير »، وهي تظاهرة نفخت الروح من جديد في « القوال » ليقدم عروضا مشوقة أمام جمهور أخلص منذ زمن بعيد لفن « الحكاية »، لكونها مستمدة من واقعه المعاش وتعبر عن همومه وطموحاته ومتطلباته الاجتماعية.

وفي خضم الثورة التكنولوجية التي يعرفها العالم في مجال وسائل الاتصالات منها شبكة الأنترنت والفضائيات ومختلف أوجه وتمظهرات العولمة يظهر بقوة « القوال » ليروي للجمهور حكايات كانت ترويها الجدة لأحفادها وتزرعها في قلوبهم وعقولهم قبل أن ينال النعاس من جفونهم، أيام كان « القوال » النجم الأوحد للثقافة الشعبية الجزائرية.

وعلى الرغم من التطور الحاصل في المجتمع الجزائري ومختلف مناحي الحياة المحلية، فإنّ ثلة من الشباب المولع بأدب « الحكواتي » أو « القوّال »، ممن لم يعايشوا حكواتي الزمن الماضي، يراهنون على إحياء « قوال » الألفية الماضية الذي اندثر وزال من « الاسواق »، وظل حبيس الأوراق والكتب بعد أن اقتحم الاعلام السمعي والبصري البيوت الجزائرية وانتشر بكل المناطق حتى القرى والأرياف.

ولشخصية « القوال » أو الحكواتي تاريخ عريق في الثقافة الشعبية الجزائرية عرفته جميع المدن الجزائرية باعتباره أحد أشكال التعبيرالشفهي الأكثر جمالية، وكان الحكواتي أو (المدّاح) ذلك الفنان التقليدي الأصيل بمثابة لسان حال الشعب الجزائري خلال فترة الاحتلال الفرنسي، واتخذ « القوال » وقتئذ من الأسواق فضاء خصبا لسرد حكاية مستمدة من التراث الجزائري تضفي شعورا ساحرا في نفوس السامعين القادمين من القرى والبلدات البعيدة، وكان السوق فضاء يخيم عليه ظلّ الحكواتي يأسر المتحلقين حوله، بحكايات الانتماء العريق والفكاهة الهادفة وتحديات الراهن.

وقد اتخذ هذا « القوال » من علم الكلام وصناعة حرفته مصدر رزقه يقتات منه مصداقا للمثل الشعبي الجزائري « معيشة القوال في لسانه »، وإن أفل نجم « القوال » في الجزائر خلال العشريتين الأخيرتين، حيث قضى نحبه في الأسواق نتيجة انتشار السمعي والبصري، فقد عاد الحكواتي من بعيد ولو بصفة محتشمة في المسرح، بعد أن جعل الراحلان « ولد عبد الرحمان كاكي » و »عبد القادر علولة » أسطورة ركحية حية شغلت الناس وملأت الدنيا لسنوات طويلة.

والملاحظ أنّ جمهور « الحكواتي » في الجزائر لم يعد ذلك الجمهور البسيط في بساطته، غير متكلف، إذ بات جمهور الألفية الثالثة أكثر تطلبا وأكثر تبصرا وثقافة، ما فرض على الحكواتيين أن ينتهجوا أساليب أكثر عصرية لضمان استمرارية السرد وبقاء القوال متألقا، ويرى أحد الحكواتيين الجزائريين المخضرمين، أنّ جمهور بلاده « لم يعد يحتمل الجلوس لساعات طويلة في انتظار نهاية الحكاية مهما كانت الأساليب التي يستعملها القوال« .

وإن اختلف حكواتي زمان عن حكواتي 2008، من حيث الزي التقليدي الذي كان يرتديه في السابق المعروف بطاقيته « التوتية » وسرواله وعباءته، فإنّ الوسائل المستعملة لجلب أنظار الجمهور واحدة وتتمثل أغلبها في التشويق والديباجة المطوّلة التي يستهلها بالبسملة والصلاة على رسول الله وذكر الخلفاء الراشدين والتابعين والأولياء الصالحين والدعاء، لتعقبها الحكاية التي يستمد ابداعها من العادات والتقاليد وأشعار فطاحل الشعراء المحليين وما تكتنزه ينابيع التراث الجزائري، كما يستعين الحكواتي الجزائري بالحركة المستمرة حتى يخال للناظر كأنه يشاهد مونودراما.

ومع التطور الحاصل في سرديات المجتمع الجزائري، أصبح لكل حكواتي طريقته الخاصة في سرد الحكاية الواحدة، ما أدى إلى تعدد أضرب الحكايا وتنوعها، في حين اقتحمت بنات حواء عالم الحكواتي على طريقتها، حيث تقوم نسوة كثيرات وغالبيتهنّ شابات عصاميات بكتابة مقاطع حكائية كما هو الحال في منطقتي الشرق والجنوب، ما ساعد على إعطاء متنفس آخر للحكاية الشعبية بعد أعوام عجاف.

وبينما يقترح بعض الحكواتيين خلق ناد خاص بهم، حفاظا على هذا الموروث الشعبي من الضياع، وحتى تمدّ الجسور بين القديم والعصري بهدف اثراء منظومة الحكاية التراثية، تراهن السلطات الجزائرية أيضا على تنظيم محافل دورية يشترك فيها العديد من « الحكواتيين » من الجزائر ودول إفريقية وأخرى من حوض المتوسط، لابراز جيل جديد من « القوالين » الشباب المتشبعين بتكنولوجية المعلوماتية وجنس الحكاية، بعدما دعا مثقفون إلى حتمية إعادة بعث هذا النوع من الثقافة الشعبية والحفاظ عليه من الزوال، بينما تقول الحاكية الفرنسية كاترين جوندرين لـ »إيلاف » إنّ الأنترنت ساعدتها للتعرف إلى العديد من الحكواتيين العرب وحكاياهم وما تنطوي عليه من مميزات.

ضمن هذا المنظور، انبرى (القوال) ماحي مسلم صديق الذي قدم عروضا شيقة منها « طويل منقاره أخضر » والذي يرى أن الحكاية « مصدر من مصادر الحياة وبقاؤها مرتبط بمن يحكيها »، وقد قام هذا الحكواتي الشاب بترجمة ثمانية نصوص من الفرنسية إلى اللهجة الجزائرية المحلية، على غرار حكايات « ماشاهو تماشهو » و »بقرة اليتامى » و »حجرة القمرة » و »الرجل الذي ينظر إلى الليل » و »مرآة الماء« .

الحكواتي الجزائري في هذا الزمان يحمل خوفا مشروعا على المدينة والمدنية، وبعيدا من كلاسيكية حكايات ألف ليلة وليلة وأسطورة سيف بن ذي يزن وسائر أقاصيص التراث الشعبي، فضّل الحكواتي الجزائري ارتجال قصة رجل مأسور بمواجع الحكي الشعبي الجميل، يتلوى وسط انقلابات الزمان وسرعاته المرعبة في تصنيع مكامن الأشياء، ويقف صاحبنا الذي يشبه كل واحد منا، مشدوها أمام تغليف النزعة المادية لكل ما هو جميل وطبيعي في حياة الإنسان، فلم يعد أحد يهتم بالحكي والحكايات، لأنّ الحكايات صارت على ما يبدو بليدة قديمة.. دفعت الناس للعزوف عن التاريخ، وأصبح الكل أصبح مشغولاً بالجغرافيا.

 

 

 

http://www.elaph.com/

GMT 9:30:00 2008 الثلائاء 8 أبريل

 

 

11 juillet, 2008 à 18:56 | Commentaires (0) | Permalien


Habraa tabraa

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paysage de l’artiste peintre benameur

http://association-el-basma.blog4ever.com/blog/article-197332.html

 MACAHU, TELLEMCAHU 

 QUE MON CONTE SOIT BEAU ET SE DÉROULE COMME UN LONG FIL.

C’est l’histoire de la fille et du lion.

Cette fille vivait avec ses parents dans une petite maison au milieu de la forêt. Elle allait souvent à la rivière pour puiser de l’eau. Un jour, à son retour, chargée de deux sceaux remplis d’eau, elle rencontra un lion. Celui-ci, gentiment lui proposa son aide. Mais la jeune fille refusa d’une manière très impolie et très vexante.

Arrivée chez elle, très fière, elle raconta l’incident à ses parents. Ils la blâmèrent lui expliquant que l’on ne refuse pas une aide offerte aimablement et de surcroît de la part d’un animal aussi respectable que le lion. Elle ajouta qu’en fait c’était sa mauvaise haleine qui lui avait dicté ce comportement.

Le lion qui était à côté de la maison, avait tout entendu… Les propos de la jeune fille le touchèrent profondément… Il s’en alla.

Les jours passèrent lorsqu’une fois au même endroit, la jeune fille rencontra à nouveau le lion. Ce dernier lui dit :

- « Prends cette branche et frappe-moi très fort à la tête. »

La fille lui répondit :

- « Mais non, je ne peux pas, tu ne m’as rien fait et quand bien même, tu es quelqu’un de bien trop fort pour qu’on veuille te faire du mal.

- « Frappe-moi tout de suite ou je vais te manger », lui dit le lion avec colère.

La jeune fille s’exécuta. Elle vit le sang couler sur le front du lion. En rentrant chez elle, elle n’osa pas raconter cette rencontre à ses parents. Elle avait trop peur de se faire gronder encore une fois.

Quelques jours plus tard, alors qu’elle revenait de la rivière, elle vit le lion sur son chemin, il semblait l’attendre. Elle déposa ses deux sceaux pleins d’eau et courut vers lui. Elle lui dit :

- « Ô ! Lion, comment vas-tu ? Comment te sens-tu ? Je suis contente de te voir. Et ta blessure ? Mais tu n’as aucune cicatrice ». – « Oui. Tu m’as frappé, tu as vu le sang couler sur mon front, mais ma cicatrice s’est refermée et je suis complètement guéri. Je n’y pense même plus. Par contre, tu te souviens du jour où tu as refusé mon aide parce que j’avais mauvaise haleine, disais-tu ? Cela, je n’arrive pas à l’oublier, tes paroles ont provoqué une profonde cicatrice dans mon cœur et jamais plus elle ne se refermera ».

-  » Ô lion, pardonne moi, je ne te dirai plus jamais de propos vexants ». lui dit la jeune fille. – « Comment veux-tu que je te pardonne, j’ai trop mal dans mon cœur. Je suis obligé de me venger ». lui répondit-il.

 

 

30 juin, 2008 à 21:12 | Commentaires (0) | Permalien


Il était une fois, machaho…

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Mahi Meslem Seddik (Artiste et conteur )
« Il était une fois, machaho… »
Contes que, depuis des temps très anciens, les vielles grand-mères berbères de Kabylie redisent à leurs petits enfants (et aussi à ceux qui le sont moins).

C’est la marque de l’ancienneté, c’est aussi le magique sésame, la formule qui donne accès au monde à la fois étrange et familier, où toutes les merveilles sont à portée de désir et tous les vœux miraculeusement exaucés – comme dans les rêves – ou cruellement déçus – comme dans la réalité. Tous ces contes sont oraux. Ils ont, pour venir jusqu’à nous, traversé des dizaines de générations. Peut-être vivent-ils les dernières années où nous pouvons les entendre encore sous cette forme », exprimait Mammeri de son vivant.
Par la suite, entreprendre de traduire en arabe populaire tous les contes oraux recueillis et traduits en français par l’écrivain (aubépine, la fille du charbonnier, blanche colombe, la fiancée du soleil, l’oiseau d’or, Zal Goum, les ogres), fut une « révélation ». C’était au début des années 1990. Mahi Meslem Seddik débuta son parcours artistique en 1975 avec la troupe des 4 Saisons jusqu’en 1980. Le temps de s’initier. Ensuite, animateurs du cinéclub de sa ville natale, fondateur et membre de l’association Ateliers culturels, assistant réalisateur de « L’épopée du prisonnier 7046 » et du documentaire (52mn) « Femme taxi à Sidi Bel Abbès », réalisé par Belkacem Hadjadj et produit par Rtbf, il sera, tour à tour, partout et nulle part.
Mais, c’est certainement la traduction et l’adaptation en langue populaire d’un large extrait de l’œuvre poétique de Bachir Hadj Ali sur la torture en Algérie (texte d’origine : L’Arbitraire), qui cèlera ses ultimes illusions.

Le temps de se forger une conviction

« Les nuits de septembre où le chant du merle est un chant profond et solitaire d’un homme face à la question. C’est aussi le récit d’un homme, du poète des mémoires clairières, face à l’horreur de la bêtise humaine », résume Mahi, en évoquant l’œuvre. Le traduire en arabe populaire est une autre manière de redécouvrir, dit-il, la richesse de notre patrimoine culturel. Et ça sera avec la très prochaine sortie aux éditions L’Harmattan (collection contes des quatre vents- édition bilingue : français-arabe dialectal) de Pierre de Lune, conte pour enfants de pierre Le Duc, traduit par Mahi.
Un conte où l’on retrouve feu M’Qalech, dans une posture qui lui sied à merveille. L’artiste des pauvres de Bario Alto, nous a quittés il y a plus de deux ans, par une nuit froide de décembre 2002, à l’âge de 72 ans. De son vrai nom, Abdelkader Bouchrit , cheikh M’Qalech « en plus de son récital de chansons, qu’il assurait en alternance avec un autre maître du genre, en l’occurrence Kadri D’ziri, père de la mythique Zina de Raïna Raï, se fera également remarquer sur les tréteaux en intermède des spectacles avec des monologues hilarants », rappelait, récemment, son ami Mir. M’Qalech disparaîtra dans l’indifférence. Celle des « gardiens bien pensants de la culture algérienne ». Avait-il besoin d’eux ? Sûrement pas. « Conter M’Qalech, modestement… c’est le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre », raisonne Mahi. Les laissés-pour-compte de la Mekerra ne pourront pas le contrarier. Sûrement.

M. Abdelkrim
el watan 22 février 2005

23 juin, 2008 à 19:52 | Commentaires (0) | Permalien


Publication

 

 


rectoverso

 
 

PIERRE DE LUNE
Bilingue français-arabe
Daniel Leduc, Edouard Lekston
Traduction de Seddik Mahi Meslem
Les Quatre vents
CONTES ET LÉGENDES DES MONDES MAGHREB, MONDE ARABE, MOYEN ORIENT

Un soir de grande tempête, un géant se présente à la porte d’un homme nommé Clarin et lui demande l’hospitalité. Nomadin le géant est à la recherche de l’unique remède qui pourrait guérir sa femme, la Pierre de Lune, qu’il doit aller chercher au sommet de la Montagne Obscure. L’homme décide de l’accompagner mais comment va-t-il pouvoir l’aider dans sa quête ?

ISBN : 2-7475-7262-5 

  • novembre2005 24pages

Prix éditeur : 7,5 € / 49 FF 



recto 
 
 

L’HOMME QUI REGARDAIT
LA NUIT
Bilingue français-arabe

Daniel Leduc
Adaptation en arabe de Seddik Mahi Meslem
La légende des mondes
CONTES ET LÉGENDES DES MONDES LITTÉRATURE CONTE MAGHREB, MONDE ARABE, MOYEN ORIENT Algérie
Thomas, l’homme qui regardait la nuit, savait écouter la nature au point de pouvoir parler en son nom. Mais les hommes allaient-ils croire à ses paroles annonçant une catastrophe ? Thomas pourra t – il les sauver malgré eux ?
Suivi de « La clef du bonheur » Deux contes poétiques qui traitent de valeurs universelles comme l’amour et la nature, la fraternité, le bonheur…


ISBN : 978-2-296-02911-8 • avril 2007 • 52 pages
Prix éditeur : 9 € / 59 FF  

 



recto 

LE MIROIR DE L’EAU
Bilingue français-arabe
Daniel Leduc, Mahi Seddik Meslem
Illustrations de Virginie Marques De Souza
Contes des quatre vents
CONTES ET LÉGENDES DES MONDES MAGHREB, MONDE ARABE, MOYEN ORIENT
Longtemps, il n’y eut sur terre que le froid, la neige, la glace… Puis un jour, le soleil curieux s’approcha de
la Terre et lui offrit l’été. La lune un peu jalouse fit cadeau de l’automne à
la Terre. Quant au printemps, il naquit de la rencontre entre l’été et l’hiver…


Illustré en couleur
ISBN : 978-2-296-03584-3 • septembre 2007 • 16 pages
Prix éditeur : 7 € / 46 FF

http://www.harmattan.fr/minisites/index.asp?no=10&rubId=104

19 juin, 2008 à 20:48 | Commentaires (0) | Permalien


Bibliographies. de meslem seddik

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photo /aouragh abdelhamid

http://www.abdelhamiaouragh.fr/

Sidi bel abbés…. Algérie

Tef: 213/071/24/87/05

Fax: 213/

mtouchia@yahoo.fr

…………………….Meslem seddik

Ne le 20/01/1960 a sidi bel abbés

Début du parcourt artistique en 1975 avec la troupe des 4 saisons jusque 1980 (05 pièces de théâtre)

1981 a 1983 avec la troupe debza Alger (02 pièces de théâtre)

De 1984 à 1991 animateurs du ciné club de la ville. Dans la première séance en présence de rené vautier avec le film » peuple en marche. ‘

Assistant réalisateur pièce de théâtre/ de (l’épopée du prisonnier 7046).

Assistant réalisateur du documentaire 52 m (femme taxi a sidi bel abbes) du réalisateur belkacem hadjadj. Machahou production et rtbf/entv. Divers prix internationaux. Théâtre : » maaza oul kanoune « et « chorale ». Avec théâtre régionale sidi bel abbes

…………………….…Bibliographies.

Adapte/traduc de l’ouvres poétique de bachir hadj Ali en arabe populaire.

Adapte traduc de l’ouvres de mouloud Mammeri des contes berbère en arabe populaire plusieurs texte publier dans la presse.

Adapte/traduc du texte (astuce) de Abdelkader aloula.

La Pierre de lune (édition bilingue français arabe dialectal. Illustrations d’Edouard Lekston), L’Harmattan coll. « contes des quatre vents », novembre 2005.24.pages.
La Clef du bonheur et autres contes. L’Harmattan coll. « la légende des mondes »,2005.
Le Miroir de l’eau (édition bilingue. L’Harmattan coll., CONTES ET LÉGENDE DES MONDES MAGHREB, MONDE ARABE, MOYEN ORIENT à paraître en 2006.

………………………….Presse books.

Il été une fois octobre : le chant du merle. Mir Mohamed/ voix de l’oranie

« Machahou tellem chahou « version arabe .kadiri m. / le matin.

Des contes berbères traduits en arabe dialectal.f.mustapha/ quotidien d’Oran

Artiste conteur meslem l’enfant qui refuse de grandir. B. kadi. /djairnews.

Meslem ouvre son coeur à notre quotidien. .Tayeb sadouni /el youm.

Le temps de se forger une conviction. abelkrim /el watan.

Mémoire et espoir au centre familial ben aknoun .A.Mehenni

De bachir hadj ali a mouloud Mammeri

B. Abdou/ el khabar

L’heure conte thé des -Journées mondiale du conte .La voix Québec.

Le conte populaire à l’honneur.

Pierre de lune», édité par L’harmattan

Sort dans les librairies

Ahmed mehaoudi / La voix de l’oranie

C’est la fête à Béni Yenni

SEMAINE CULTURELLE

«RACONTE ARTS» Du 15/25/2005

At yanni Les 7 djemaas revisitées

……………………..Année 2005/2006. 2007 2008

Participation caravane aux profits des sinistres e boumerdes isser dellys si daoud. zemouri

Journée mondiale du conte 2005et 2006

Journée mondiale de la liberté et ‘expression.

……………………Echoc du spectacle.

-bourar z. Jeudi le 27/04/2006

 » Ce genre d’activité est a multipliée au niveau des écoles .ce spectacle plus particulièrement a été suivi avec intérêt par les enfants et leur interaction avec le thème a été tel que les maîtres ont saisie l’occasion pour le traiter en classe.

Il sont a remercier ces deux artiste (seddik et hamid) pour leur écoute, leurs dynamises, et le choix du thème.

Nous souhaients, qui’ ils reviennent encore une fois avec le même genre de thème qui corrige les conduites et les comportements. »

École gueddih hamed sfisef

-Bouroumi A. le dimanche 30/04/2006

« Les élèves, assoiffés de loisirs, ont été rassasiés .mahi a été toujours, depuis son jeune age un conteur apprécie, qui captive l’attention de enfant et de l’adulte.

Son rôle de conteur est naturel et je l’encourage à produire plus de contes pour enfants. »

École mimouni aek sidi bel abbe

NICOLE SÉNÉCAL Conteuse québécoise…

Un pont virtuel Un long fil Entre Sidi Bel Abbes, Algérie Et Massue ville, Québec

…………………..Parole de conteur

Le conte s’appuie généralement sur la

Philosophie ou la métaphore pour

Interroger les mystères de la nature

Humaine, nous éjecte là-bas au pays de

La fiction pour nous initier à l’écoute

Des nuances de nos vérités

Quotidiennes .cela va jusqu’au théâtre

Ou le conte crée la distance avec le

Comédien et nous sommes conviés a

Une narration du merveilleux, cette

Littérature passe pour être le chant

Profond du peuple .il suffit de tendre

L’oreille et le cœur.

…………………… Fiche technique :

- Type de spectacle : salle / plein air

Age de : 7 ans a 77 ans

Durée : 0h45mn

Conte proposer :

Le petit poison d’or, d’après Alexandre  Pouchkine.

L’oiseau au bec vert, patrimoine oral. hatou ben hatou .et autre conte

goual .meslem seddik

Régit : abdi radia

19 juin, 2008 à 14:21 | Commentaires (0) | Permalien


Association d’aide aux enfants cancéreux oran

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photo /aouragh abdelhamid

http://www.abdelhamiaouragh.fr/

Solidarité avec les enfants cancéreux 

Placée sous le signe de la solidarité et du soutien aux enfants cancéreux et leurs familles,
la Journée africaine de l’enfance sera célébrée demain à Oran, ainsi qu’à travers tout le territoire national.
Une grande manifestation est prévue à cette occasion par les membres de l’Association des femmes algériennes revendiquant leurs droits d’Oran (FARD) en collaboration avec un collectif d’associations d’aide aux enfants cancéreux, santé Sidi El-Houari et le Petit lecteur. Dans ce cadre, un riche programme a été concocté par les organisateurs pour marquer l’événement et informer et sensibiliser la population locale sur la situation des enfants malades et en particulier les enfants cancéreux. L’objectif est surtout d’offrir un espace d’échanges, d’apprentissage et de détente aux enfants. Ainsi, cette journée qui se déroulera au Jardin public va englober plusieurs volets à savoir des espaces de détentes sous la kheïma, des espaces contes animer par le conteur meslem seddik de sidi bel abbes , des espaces de prévention sanitaires, d’autres de lecture, de peinture, de clown et d’exposition. Un grand gala est également inclus dans le programme des organisateurs. Celui-ci sera animé par le chanteur Yazid et dédié aux enfants cancéreux. Notons par ailleurs, que des cadeaux seront offerts à tous les enfants qui prendront part à cet événement. par

 K. Assia


Association d’aide aux enfants cancéreux oran

Des comptines de Cheb Yazid aux peintures d’enfants 

(…) Cheb Yazid était donc de retour, lundi, à Oran pour animer dans l’après-midi, en plein air au jardin public de la ville, un concert au profit des enfants cancéreux à l’initiative de l’association «Femmes Algériennes Revendiquant leurs Droits». Une foule immense était venue saluer l’artiste qui se définit comme le chantre de la femme et de l’enfant. Cheb Yazid chantera plusieurs comptines qui rendent hommage à la mère, à l’environnement, à la protection de l’arbre ou à la réussite scolaire et qui seront reprises en chœur par un public ravi. Dans la matinée, Cheb Yazid devait tenir un point de presse dans la salle des fêtes Les Falaises où un important groupe d’enfants cancéreux sera convié à un déjeuner offert par l’artiste. (…) 

Rappelons que le concert de Cheb Yazid a été précédé par un spectacle de contes animé par le conteur Meslem Sedik, dit Mahi, qui a raconté au jeune public l’histoire du «Petit poisson d’or», adapté d’après un texte d’Alexandre Pouchkine.

  G. Morad

19 juin, 2008 à 13:41 | Commentaires (0) | Permalien


Mahi le hakawati des Beni Amer

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http://www.abdelhamiaouragh.fr/ 

 

«Le conte est un art oral qui participe à la perpétuation de la mémoire»

 Mahi, le hakawati des Beni Amer à La voix d’Oranie«Le conte est un art oral qui participe à la perpétuation de la mémoire»
L’événement culturel autour du conte, or-ganisé du 12 au 19 mars 2007 pour la première fois à Oran par l’association Le Petit Lecteur, a permis au public oranais d’assister à des spectacles de praticiens du conte venus de différents pays et ayant une grande expérience dans l’art de l’oralité. L’un d’entre eux, Meslem Seddik, dit Mahi, de la Compagnie Machaho de Sidi Bel-Abbès, aura laissé une forte impression chez le public. A chacune de ses prestations, au cours de cette rencontre internationale, il a su captiver et conquérir le public hétérogène par sa présence sur scène et ses aptitudes narratives exceptionnelles. Les étreintes et les épanchements d’estime de ses pairs et du public à son égard, vendredi après-midi lors de son départ d’Oran, à la fin de la représentation du spectacle «Le lion et la bûcheronne», témoignent du capital d’amitié et de considération que le Goual de Sidi Bel-Abbès a su rapidement accumuler. Le prestigieux hakawati, qui a su, par la magie de son verbe, charmer et plonger dans l’enfance le public oranais, a bien voulu nous entretenir de son parcours professionnel, de l’art du conte et de cette nouvelle expérience.V.O: Un mot sur votre parcours professionnel ?
M.S : Il faut dire d’abord que je suis venu à la scène par le théâtre avec les formations bélabésienne des «4 saisons», de 1975 à 1980, et algéroise «Debza» de 1981 à 1983. Je suis retourné ensuite à Sidi Bel-Abbès où j’ai assumé la fonction d’animateur de cinéclub de 1984 à 1991. J’ai rencontré et assisté le cinéaste Belkacem Hadjadj pour la réalisation de son documentaire «Une femme taxi à Sidi Bel_Abbès». J’ai fait l’adaptation et la traduction de 8 contes berbères et l’œuvre poétique de Bachir Hadj Ali en arabe. J’ai décidé alors de faire du conte un métier et j’ai créé la coopérative Machaho en hommage à l’écrivain Mouloud Mammeri. Je sillonne alors l’Algérie pour donner des spectacles, toujours accompagné du violoniste Hamid Djillali et de Ghania Benabdellah pour la régie. J’ai également à mon actif la publication d’un conte «Pierre de lune», adapté d’après un texte de Bernard Leduc, aux éditions L’Harmattan et d’autres contes en voie de publication.
- Vous venez de participer à l’événement culturel autour du conte organisé par l’association Le Petit Lecteur. Quelle est votre appréciation générale sur cette rencontre?
- Cette rencontre internationale a été bénéfique pour moi à plus d’un titre. Elle m’a d’abord permis de me faire connaître et aimer par le public oranais et a permis aux praticiens des différents horizons qui ont participé à ce festival d’échanger leurs expériences. Ce fut un grand bonheur pour moi de rencontrer des conteurs rompus à ce métier, de la trempe du Sénégalais Abou Fall, la Française Catherine Gendrin ou encore Saïd Ramdane. Je tiens, en cette occasion, à saluer la louable initiative des organisateurs de cette rencontre qui a ouvert des espaces aux conteurs, leur offrant ainsi la possibilité d’avoir des contacts avec le public. Par ailleurs, le séminaire qui était inscrit au programme de cet événement aura constitué une aubaine pour les praticiens du conte d’avoir le point de vue des chercheurs sur le conte.
-Combien de fois avez-vous affronté le public au cours de cette rencontre?
-D’abord une participation à la représentation collective de tous les conteurs, le mardi 13 mars en soirée au TRO, ensuite deux spectacles dans un établissement scolaire à Mdina Djedida et au CCF où j’ai pu présenter deux contes: «Le poisson d’or» et «Hattou Benhattou Elli Ma Der Raï Emratou» et enfin une exhibition à Santa Cruz, lors de la visite guidée, le vendredi 16.
-Que représente le conte pour vous et quel est le statut du conteur aujourd’hui en Algérie?
-Le conte, à mon humble avis, est un art oral qui participe à la perpétuation de la mémoire. Le conte véhicule des repères culturels importants. Le conte, moi, je le tiens de ma mère. Le conte agit en médiateur entre les générations et entre l’écrit et l’oralité. Aujourd’hui, en Algérie, le conte est considéré comme un art mineur, c’est pourquoi il existe très peu de conteurs chez nous. Je dois avouer que mes débuts à Sidi Bel-Abbès ont été très difficiles, mais j’ai réussi toutefois à surmonter les écueils et toucher des milliers de personnes par mes spectacles. Le conteur aujourd’hui souffre de préjugés.
Le statut du conteur est encore flou : tantôt assimilé au clown, tantôt au comédien. Mon objectif est de contribuer à faire du conte un art majeur et puis il y a une demande du public que l’on n’a pas le droit de négliger.
-D’où puisez-vous votre répertoire?
-Du patrimoine algérien ou maghrébin. Je puise dans notre mémoire collective, je déterre de l’oubli les contes qui ont bercé notre enfance. Car qui ne connaît pas les histoires de «Hattou Benhattou», «La vache des orphelins» ou «Daouia». J’adapte également des contes tirés du patrimoine universel comme «Le poisson d’or» que j’utilise comme préambule dans tous mes spectacles pour donner le ton.
-Des projets pour l’avenir?
-Pour l’immédiat, je viens de conclure une convention avec la Direction de la culture de Sidi Bel-Abbès pour une série de spectacles qui interviendront durant le mois du patrimoine. Au courant de l’année, ce sera la publication de deux contes «L’homme qui regardait la nuit» et «Le miroir de l’eau», en version bilingue, aux éditions L’Harmattan. Pour plus tard, je compte concrétiser un projet qui me tient particulièrement à cœur: la création d’un cercle de conteuses, car la femme constitue un gisement inépuisable de contes. Au risque de me répéter, c’est de ma mère que je tiens cet amour pour le conte.
Auteur: G. Morad

voix de l’oranie du 19.03.2007

12 juin, 2008 à 21:02 | Commentaires (0) | Permalien


PORTRAIT D’ARTISTE

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sidi el houari oran

Mahi, le conteurtroubadour
Avant d’opter pour le conte, Mahi de son vrai nom Meslem Seddik, s’est initié au théâtre dès son jeune âge.
En 1975, il intégra la troupe du Théâtre des quatre saisons de Sidi-Bel-Abbè s où il fut distribué dans cinq pièces jusqu’en 1980. C’est dans le théâtre engagé qu’il fit le dur apprentissage de la scène. Fort de cet acquis, il intégra la troupe Debza d’Alger (1981-1983) qui produisit alors deux pièces de théâtre entre des tours de chants retentissants. De retour à Sidi-Bel- Abbès, Mahi fut animateur du ciné-club de la ville de 1984 à 1991. Sa reconversion à l’image fut avec bonheur puisqu’il assista le réalisateur Belkacem Hadjadj pour un documentaire de 52 mn, intitulé Femme taxi, une production RTBF qui rafla de nombreux prix. Il assista aussi le réalisateur de la pièce de théâtre L’épopée du prisonnier 7046 et monta en solo Maâza oua l’kanoun. Auteur prolifique, Mahi s’essaya à tous les genres. Une adaptation-traducti on des poèmes de Bachir Hadj Ali, des œuvre et contes de Mouloud Mammeri, une autre de Abdelkader Alloula et des traductions de contes, telles La pierre de lune, La clef du bonheur, Contes des quatre vents, Le miroir de l’eau… Initié à l’écriture du conte et à l’art du racontage, il en fait un métier et fonde, à Sidi- Bel-Abbès, la troupe Conte- Machahou en hommage à Mouloud Mammeri. Mahi secondé par le violon de Hamid Djilli, son comparse, emprunte la verve du goual des Béni-Amer et du berrah pour raconter à un public de 7 à 77 ans des histoires fantastiques, un monde fabuleux, dans la pure tradition de notre oralité. Servi par une sobre gestuelle et une voix chaude, Mahi comédien-conteur a déjà conquis un nombreux public.
Tayeb Bouamar .lesoirdalgerie.com/articles/2006/08/19/Coopérative théâtrale ‘ machahou’
192 lgt n 187 sidi jillali –sidi bel abbe- algerie
tef 071/24/87/05/
fax
Email/ mtouchia@yahoo.fr

12 juin, 2008 à 20:42 | Commentaires (0) | Permalien


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